mar 07

Conférence « Vivre, Mourir sans Souffrir ? »

flyer ASPNC 001L’association vous propose une conférence du philosophe Jacques RICOT dans le grand salon de la mairie de Cherbourg le 5 avril à 20H00

le thème en est «  Vivre, Mourir sans Souffrir ?  »

La souffrance peut être physique, psychique ou existentielle et ces trois domaines ne sont pas sans lien, le plus souvent. Si on s’accorde généralement à souhaiter une vie sans souffrance, cela signifie-t-il que toute souffrance doive être radicalement éliminée au cours d’une existence ? La question se pose légitimement durant la vie car on peut se demander si, pour être heureux, il faudrait vivre dans « l’euphorie perpétuelle ». Mais quand cette vie arrive à son terme, la souffrance doit être soulagée par tous les moyens, y compris si la conséquence de ce soulagement devait être l’abrégement des jours.

Jacques Ricot

Un débat fera suite à la conférence animé par le Dr François Stefani et quelques bénévoles d’accompagnement de l’association.

nov 15

Ciné débat 22 novembre 20h au Palace d’Equeurdreville

Pour lui (2011), un film grave sur la maladie et la mort, auréolé du Prix Un Certain Regard au festival de Cannes de la même année.

Un film d’Andréas DRESEN

Franck, la quarantaine, en bonne santé, apprend une terrible nouvelle qui va profondément ébranler sa vie. Comment une famille ordinaire frappée par un évènement extraordinaire va-t-elle apprendre à célébrer, pour lui, la vie avant tout?

Deux associations et un cinéma pour une soirée de débat

Vivre Son Deuil Basse-Normandie, association loi 1901, nationale et européenne, fondée en 2001,  a pour objectif de faire reconnaître dans la société l’importance du deuil, de contribuer au développement de solidarités sociales et de proposer un accompagnement aux personnes en deuil par des entretiens individuels, des groupes de partage, des cafés deuil et contribue à lever le tabou sur la mort par des manifestations grand public.

 L’association pour le développement des Soins Palliatifs en Nord Cotentin (ASPNC) a été créée en 1998. Son but est de former des bénévoles à accompagner les personnes dont le potentiel vital est engagé ainsi que d’accueillir et soutenir les proches au deuil. Les soins palliatifs sont des soins actifs dans une approche globale de la personne atteinte d’une maladie grave, évolutive ou terminale. »Tout ce qui reste à faire lorsqu’il n’y a plus rien à faire ».

Antennes du Nord Cotentin

Cécile GUIFFARD, secrétaire VSD Nord- Cotentin
guiffard.alain@neuf.fr -  Tél. :06 70 63 36 77

Nicole BENOIT, coordinatrice des bénévoles de l’association Soins Palliatifs
nicben50@hotmail.fr – Tel :06 77 22 70 29

Le 22 novembre 2012 à 20Heures au Cinéma Le PALACE à Equeurdreville

sept 05

Forum des associations

L’association sera présente sur le forum des Associations qui aura lieu le samedi 15 septembre de 8H à 18H salle du château à Valognes.Vous pourrez y rencontrer des bénévoles qui répondront à vos questions et pourront vous parler de leur rôle dans l’association.

mar 18

Une maison pour profiter du temps qui reste

« La maison de vie – un concept que l’on souhaite développer au plan national »

Pr Régis Aubry, chef du département Douleurs et soins palliatifs au CHU de Besançon, Président de l’Observatoire national de la fin de vie

A Besançon, la Maison de vie égaye le quotidien de personnes atteintes de maladies incurables.  Résidents et familles vantent ses mérites.  Cette alternative aux soins palliatifs, visant à maintenir une qualité de vie de la personne qu’à l’accompagner vers la mort, rappelle que la fin de vie, c’est encore la vie.

Ouvert depuis le 8 juin 2011, la Maison de vie est un lieu d’accompagnement de personnes en situation de soins palliatifs pour lesquelles l’hospitalisation n’est pas nécessaire et le maintien à domicile inadapté.

« Notre objectif est de démédicaliser la fin de vie, d’accompagner les résidents et leurs familles pour leur permettre de vivre le mieux possible malgré la maladie » explique Laure Hubidos, initiatrice du projet et directrice des lieux.

Une quinzaine de professionnels de santé veillent sur les patients, actuellement sept chambres,  7 jours sur 7 et 24 heures sur 24.  Des auxiliaires de vie assurent les soins quotidiens et donnent les repas etc.  Les actes médicaux sont prodigués par des intervenants extérieurs et il y a aussi des séances de massage, réflexologie, relaxation, balnéothérapie, shiatsu, art-thérapie, etc.  Les sorties au cinéma, lecture dans le parc, visites, télévision, ordinateur, etc. font partie d’autres activités.  Une quarantaine de bénévoles, membres d’associations, concourent également au bien-être des résidents.

« Ils n’oublient pas forcément la maladie, mais ils vivent normalement, continuent de faire partie de la société.  Ici, l’atmosphère est vraiment différente de l’hôpital.  On se sent libre. »

Extrait d’un article d’Eric Allermoz, paru dans « Médecins », Bulletin d’information de l’Ordre national des médecins, N° 20 Nov-Déc. 2011

 Pour lire l’article complet ou d’autres articles similaires, voir le site de l’Ordre national des médecins  http://www.conseil-national.medecin.fr/

A Besançon, la maison de vie égaye le quotidien de personnes atteintes de maladies incurables. Résidents et familles vantent ses mérites. Cette alternative aux soins palliatifs rappelle que la fin de vie, c’est encore la vie.

mar 07

Réaction !

Réaction de la coordinatrice de l’équipe de bénévoles d’accompagnement en réponse à un article consacré à l’Association pour le droit de mourir dans la dignité paru dans l’édition du 3 novembre 2011 de la « Presse de la Manche ».

 

« C’est avec émotion que j’ai lu l’article consacré à une association qui prône une aide active à mourir.  Force est de constater que très peu de ces personnes ont, dans un premier temps, demandé la mort.  Lorsqu’elles ont été prises en charge sur les plans de la douleur physique et de la souffrance morale en les entourant, en leur accordant présence et écoute bienveillantes, ces désirs morbides disparaissent.  Les personnes qui continuent à parler d’une forme d’euthanasie le font principalement dans le but de protéger la famille, de ne pas leur imposer une charge.  Bien évidemment il faut prendre en compte la souffrance des familles, il est difficile de voir s’éteindre un être cher, c’est le plus souvent elles qui invoquent la solution finale.  Là, nous signons l’échec du lien social, du rapport à l’autre.  Je ne puis me résoudre à croire en une telle inhumanité.  On peut discuter longuement du terme dignité mais pour moi aucun être ne perd sa dignité parce qu’il est malade, handicapé, mourant.  Il est facile lorsque l’on est bien portant, que l’échéance finale est théoriquement loin, de prendre une décision radicale.  Lorsque le pronostic s’engage, je vous assure que les fortes déterminations s’émoussent rapidement et j’ai à plusieurs reprises entendu des patients réclamer encore des examens ou un nouveau traitement, alors même qu’ils avaient fait part de directions anticipées établissant clairement un refus d’acharnement.
Dans l’article, il est dit que 94% des personnes interrogées approuvent l’euthanasie.  Les patients en fin de vie font-il partie du panel interrogé?  La peine de mort a été abolie voici relativement peu de temps, pourquoi la rétablir sous une forme insidieuse?  A-t-on le droit de demander à un médecin de tuer?  Sort-on indemne d’une telle expérience?
Les bénévoles d’accompagnement sont auprès des patients simplement pour témoigner que même s’ils sont affaiblis, diminués, ils restent dignes et important à leurs yeux. »

 

mar 03

La présence

« La présence … prend un P majuscule pour désigner un état: l’état de présence. Au même titre qu’il y a un état de prière ou de méditation, il y a une présence laïque universelle qui peut transcender l’être.
… Pouvons nous être présents aux autres si nous ne sommes pas capables d’être présent à nous-mêmes ?
…Que pouvons nous offrir à l’autre, vulnérable, malade ou en fin de vie ?
…Se poser, être au plus clair avec soi, accueillir le cri, la plainte… Que reste-t-il quand les mots ne suffisent plus pour exprimer la souffrance et le désespoir ?
Pouvons nous le faire sans être littéralement envahis, bouleversés …?
Sommes nous capables de ressentir nos limites, nos peurs comme des signes bienveillants sur lesquels nous pouvons nous appuyer pour être plus au clair avec nous-mêmes et avancer encore et encore sur notre chemin de vie ? Plus d’ouverture et plus de tolérance. »

« La présence », Jean-Louis Terrangle, L’Harmattan, 2011

fév 02

Accompagner la vie

Quand la maladie est là, quand le malade est en détresse et a besoin d’être écouté, une présence humaine, un accompagnement de sœurs et frères en humanité, est utile pour aider à mieux vivre cette épreuve. Que ce soit un accompagnement jusqu’à la guérison ou un accompagnement jusqu’à la finitude, l’un des remèdes est l’écoute du souffrant. Concrètement, je vous propose une de mes rencontres en hôpital.

Angèle avait été hospitalisée pour une infection importante qu’il fallait enrayer. Son infection l’avait épuisée et il est apparu rapidement qu’elle baissait les bras. Angèle avait dit aux médecins qu’elle comprenait sa situation et qu’à son âge mourir lui apparaissait logique. Et que, par conséquent, elle souhaitait attendre sa fin rapidement. Pour mes collègues qui l’avaient visitée, elle semblait ne plus avoir goût à la vie.

Angèle était une amoureuse de poésie et de littérature. Elle en est venue à demander à une de mes collègues si nous accepterions de venir lui lire des poètes du Moyen-âge. J’ai donc rendu Lire la suite

jan 12

Accompagner à l’approche de la mort.

Dans son dernier livre (Cœur ouvert. Ed Flammarion), Elie Wiesel écrit qu’au moment de subir une lourde intervention cardiaque, il a vu la mort venir. Il écrit : « … ce n’est pas ainsi que j’avais imaginé ma fin. Et puis, je ne me sens aucunement prêt. Tant de choses encore à achever. Tant de projets à élaborer. Tant de défis à affronter. Tant de prières à composer… Encore tant de choses à raconter à, mes deux petits enfants…». Après quelques années de présence dans une équipe d’accompagnants en soins palliatifs, je comprends aujourd’hui ce qu’Elie Wiesel a ressenti. La loi Léonetti définit bien, dans son premier article, ce que sont les soins palliatifs : « Leur objectif est de soulager les douleurs physiques ainsi que les autres symptômes et de prendre en compte la souffrance psychologique, sociale et spirituelle ».  Les personnes que nous rencontrons, lorsqu’elles sont en souffrance physique, sont prises en charge sur le plan médical pour qu’elles aient un traitement de confort. Apaiser l’insupportable est le premier objectif. Les accompagnants bénévoles ont pour mission, en se mettant à l’écoute des personnes malades, de les aider à cheminer dans leurs souffrances psychologiques et spirituelles, les deux étant liées. Souvent je me suis entendu dire : « Je ne sais pas pourquoi je vous ai raconté tout cela, mais ça me fait du bien ». J’ai aussi entendu : « j’ai des amis qui viennent me voir, mais ils ne m’écoutent pas…Vous au moins vous m’écoutez ». Ou encore : « Ce que je vous ai raconté, je ne l’ai jamais dit à ma famille ». Lire la suite

déc 08

Droit des malades et fin de vie

Que dit la loi ?

Votée le 22 avril 2005, la loi Léonetti précise les droits des patients et organise les pratiques à mettre en oeuvre quand la question de la fin de vie se pose. Elle est donc très importante, mais trop souvent mal connue.

Ses principes:

  • L’acharnement thérapeutique est illégal.
  • Le malade a le droit de refuser un traitement.
  • Le médecin doit tout mettre en oeuvre pour soulager la douleur.
  • Chacun peut exprimer par avance ses souhaits pour organiser ses derniers moments.

Qui est concerné ?

Les personnes majeurs confrontés à la fin de vie, et hors situations d’urgence.